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[13] Et voici les dimensions de l’autel en amoth, chaque ama étant d’une ama et un téfa’h ; le renforcement, une ama et une ama de large ; et l’extrémité, à sa bordure, tout autour, un zéreth (empan) pour chaque face ; tel est le sommet de l’autel.

Rachi(13) Et voici les dimensions de l’autel: qui sont exposées par la suite, soit quatorze [amoth] de long et quatorze de large. en amoth, chaque ama étant d’une ama et un téfa’h: d’une ama de six [tefa’him], ce qui équivaut à une ama et un téfa’h, lorsqu’il est question d’une ama de cinq [tefa’him]. le renforcement, une ama: toutefois le yessod (la base de l’autel) n’a été mesuré qu’avec la ama habituelle qui est de cinq [tefa’him]. Le mot “’héq” (renforcement) vient du vocable “’hiqouï” qui signifie “ce qui est établi”, il s’agit du yessod; “une ama”: d’une ama habituelle et non d’une ama et d’un téfa’h équivalant à une ama de six [tefa’him]. C’est aussi ce qui est enseigné dans Mena’hoth, à savoir que la base [de l’autel], le rebord et les ressauts sont mesurés sur la base d’une ama de cinq [tefa’him]. le renforcement, une ama: c’est le yessod. et une ama de large: c’est le sovèv (le rebord de l’autel). et l’extrémité, à sa bordure, tout autour, un zéreth: il s’agit des ressauts [de l’autel]; “un zéreth”, à partir du centre [du ressaut], il prit la mesure d’un zéreth dans chaque direction, soit une ama sur une ama. tel est le sommet de l’autel: et c’est avec cette ama que fut mesurée la plateforme de l’autel en or, soit une ama de long et une ama de large au carré, comme cela est explicite dans ’Erouvin. Dans Mena’hoth (97b), cela est détaillé selon le calcul suivant : le ’héq, une ama de hauteur, s’élevant d’une ama sur une ama de large, se rétrécissant jusqu’au début du sovèv qui était d’une ama de cinq [tefa’him]. Mais à propos de cette élévation, il a été enseigné qu’elle était d’une hauteur de cinq [tefa’him] avant de se rétrécir d’une ama, sachant qu’il ne s’agit plus là d’une ama de cinq [tefa’him].l’extrémité à sa bordure: ce sont les ressauts, aussi bien dans leur largeur que dans leur hauteur, sur la base d’une ama de cinq [tefa’him].

[13]Nous allons expliquer les paroles de Rachi dans son commentaire de ce verset qui prend appui sur ce qui est enseigné dans le traité ’Erouvin, p.4a. Et voici les dimensions de l’autel – les dimensions de la plateforme de l’autel sont exposées dans le verset 17, alors que les versets précédents traitent de la structure et de la taille des différentes parties de l’autel.

en amoth, chaque ama étant d’une ama et un téfa’h – les dimensions de l’autel sont mesurées à partir d’une ama et un téfa’h, ce qui correspond à une ama de six tefa’him. Et ce, en dehors de la base (le yessod) de l’autel et du rebord (le sovèv) qui sont décrits dans la suite du verset. le renforcement, une ama – la base de l’autel, à savoir la marche inférieure entourant l’autel est appelée le “’héq”, Rachi expliquant que ce mot tire son origine du vocable “’hiqouï” qui signifie ce qui est “affermi” ou “établi”. La ama dont il est question est une ama de cinq tefa’him (étant donné qu’il n’est pas fait mention à son sujet du mot “toféa’h”). De même, le rebord de l’autel et les ressauts sont mesurés, infra, à l’aide d’une ama de cinq tefa’him. et une ama de large – il s’agit du rebord (le sovèv) dont la largeur est d’une ama de cinq tefa’him(170).
et l’extrémité, à sa bordure, tout autour, un zéreth – il est question des ressauts de l’autel : lorsque leur largeur est mesurée à partir du centre du ressaut, elle est alors d’un zéreth. Par conséquent, le yessod est de deux zeratim (empans), soit au total: une ama.
tel est le sommet de l’autel – c’est sur la base de cette ama qu’est mesurée la plateforme de l’autel en or. À la fin de son propos, Rachi cite un passage du traité Mena’hoth, p.97b, où il est dit que les ressauts ont été mesurés dans leur largeur et leur hauteur sur la base d’une ama de cinq tefa’him, et que le sovèv a une hauteur d’une ama de six tefa’him.

[14] Depuis le renforcement du sol jusqu’au niveau inférieur, deux amoth, et sa largeur, une ama. Depuis le petit niveau jusqu’au grand niveau, quatre amoth, et la largeur, ama. [15] Et le harel, quatre amoth, et depuis le ariel et plus haut, des ressauts, au nombre de quatre.

Rachi(13) Depuis le renforcement du sol: depuis le yessod, c’est-à-dire depuis le sol à partir de la terre. jusqu’au niveau inférieur: jusqu’au-dessus du premier parallélépipède. deux amoth: ce n’était pas le cas dans le deuxième Temple, car il est enseigné à son sujet: “On apporte un parallélépipède de trente-deux [ama] sur trente-deux [ama] et d’une hauteur d’une ama”, alors qu’ici sa hauteur est de deux [amoth]. et sa largeur, une ama: lorsque le deuxième parallélépipède est posé sur celui-ci, le deuxième parallélépipède étant de trente [amoth] sur trente [amoth], il y avait donc un écart tout autour de celui-ci de la largeur d’une ama qui constitue le yessod. Il s’élevait en effet sur deux [amoth] et se réduisait d’une ama, laissant ainsi apparaître le yessod. Le Targum Yonathan a rendu le terme de niveau (’azara) par “messamta”, c’est-à-dire un revêtement, parce que l’on remplissait le parallélépipède avec des blocs de pierres, de la poix, de la chaux et de la galène fondue, que l’on mélangeait et qu’on versait ensuite, avant de l’étaler par-dessus, ce qui donnait alors une sorte de carrelage. Depuis le petit niveau jusqu’au grand niveau, quatre amoth: depuis le sommet du parallélépipède inférieur jusque au sommet du parallélépipède se trouvant au-dessus de lui, quatre amoth de haut. et la largeur, ama: il s’agit de l’écart propre au sovèv s’élevant de quatre [amoth] et se réduisant d’une ama, tel est de le sovèv. Le niveau inférieur est nommé “petit” étant donné qu’il n’a qu’une hauteur de deux [amoth], alors que le niveau supérieur est de quatre [amoth]. (15) Et le harel: c’est le nom donné à la partie supérieure au sommet de l’autel, depuis le sovèv jusqu’en haut. Dans le deuxième Temple, cette partie n’en avait que trois; et Yonathan a lui aussi traduit: “et l’autel, quatre amoth.”

[14]Depuis le renforcement du sol – Depuis la base de l’autel qui est contiguë au sol. jusqu’au niveau inférieur: l’autel est fait de plusieurs parallélépipèdes placés l’un au-dessus de l’autre. Il est dit dans notre verset que la hauteur du ’héq, c’est-à-dire la base de l’autel, soit le parallélépipède inférieur, jusqu’au deuxième parallélépipède, est de deux amoth. Cette hauteur est différente de celle du yessod de l’autel du premier et du deuxième Temple qui était d’une seule ama. La taille du parallélépipède inférieur, celui qui dépasse, en bas, de l’autel, et qui n’est autre que le yessod, est de trente-deux amoth(171).
deux amoth: il s’agit de la hauteur du yessod dans le troisième Temple, alors qu’elle n’était que d’une ama dans le deuxième Temple (on parle ici d’une ama de cinq tefa’him). Tel est l’avis de Rachi, suivant en cela l’interprétation qu’en donne le Targum Yonathan. On consultera le Radaq pour qui la structure de l’autel dans le troisième Temple était identique à celle qu’il avait dans le deuxième Temple.
et sa largeur, une ama: la taille du deuxième parallélépipède est de trente ama sur trente ama, soit une ama de moins, de chaque côté, par rapport à la taille du premier parallélépipède constituant le yessod.
Depuis le petit niveau jusqu’au grand niveau, quatre amoth: le terme de “niveau” (’azara) est traduit par Yonathan par “messamta”, dont le sens est celui de revêtement, et ce, comme cela est expliqué dans le traité Midoth, à savoir que lorsqu’on entreprit la construction de l’autel, on réalisa un parallélépipède en bois dans lequel on versa des blocs de pierre, de la chaux, de la poix et de la galène fondue(172), si bien que l’autel devint alors comme une partie intégrante du sol.

Il ressort par conséquent des mots du verset que, depuis le parallélépipède inférieur, portant dans notre verset le nom de “petit niveau”, jusqu’au parallélépipède supérieur, appelé le “grand niveau”, la hauteur de l’autel est de quatre amoth. Sur le deuxième parallélépipède se trouvait par ailleurs un troisième parallélépipède dont la taille était celle d’un carré de 28 amoth et deux tefa’him(173).
et la largeur, ama: il s’agit de la largeur du sovèv, la marche construite en bordure du deuxième parallélépipède, large d’une ama. Cette particularité le distingue de l’autel du deuxième Temple qui mesurait cinq amoth jusqu’au sovèv(174). Les Kohanim empruntaient le sovèv pour effectuer l’aspersion du sang du sacrifice d’expiation égorgé dans le parvis extérieur (qorban ’hatath ’hitsonith) ainsi que le sang des oiseaux sacrifiés en holocaustes (’olath ha’of).
Illustration: Vue de l’écart laissant apparaître le sovèv, du petit et du grand niveau.

[15]La partie de l’autel qui va du sovèv jusqu’au sommet de l’autel est appelée dans le verset le “harel”. Sa hauteur, exposée ici, est de quatre amoth, au lieu de trois dans le deuxième Temple. D’après le Radaq, l’origine du mot “harel” vient de l’expression “bamath El”, à savoir “l’autel de l’Éternel”, étant donné que les peuples d’Orient servaient leurs divinités sur les “hauts lieux”, c’est-à-dire au sommet de hautes montagnes.
Le sommet de l’autel est lui-même appelé dans le verset le “ariel”(175). Pour le Radaq(176), il porte ce nom en référence au feu sacré qui descendait du ciel et qui se propageait sur l’autel.

Rachi(16) Le ariel, douze de long: l’emplacement du bûcher était de vingt-quatre [ama] sur vingt-quatre [ama], soit douze sur douze [à partir du centre]. sur quatre quarts: parce que, c’est à partir du centre qu’il prend la mesure de douze [ama] dans chaque direction, ce qui fait vingt-quatre [ama] sur vingt-quatre [ama], comme cela est explicite dans Zeva’him. C’est ce qui est par ailleurs enseigné dans le traité Midoth : ” L’autel était de trente-deux [ama] sur trente-deux [ama], il s’élevait sur une ama, et se réduisait d’une ama, formant ainsi le yessod, celui-ci était donc de trente [ama] sur trente [ama]. Il s’élevait sur cinq [ama] et se réduisait d’une ama, formant ainsi le sovèv, celui-ci étant donc de vingt-huit [ama] sur vingt-huit [ama]. Pour l’emplacement des ressauts, il se réduisait d’une ama par ici et d’une ama par là, ce qui fait donc vingt-six [ama] sur vingt-six [ama]. L’endroit où circulaient les Kohanim se réduisait d’une ama par ici et d’une ama par là, soit vingt-quatre [ama] sur vingt-quatre [ama], pour l’emplacement du bûcher. (17) Le niveau, quatorze de long: la plateforme de l’autel comprenant l’emplacement des ressauts ; il s’agit de l’espace où circulaient les Kohanim, soit vingt-huit [ama] sur vingt-huit [ama]. Le chiffre quatorze dont il est question ici équivaut à la mesure prise à partir du centre, comme cela est explicite au sujet de l’expression “sur quatre quarts “. la limite l’entourant: le Targum Yonathan a rendu par “le rebord”, et nos Sages l’ont expliqué en référence aux ressauts. une demi-ama: cette mesure ayant été prise à partir du centre, cela fait une ama sur une ama. et son renforcement, une ama: il s’agit de l’écart propre au yessod. ses marches étant dirigées vers l’est: la rampe par laquelle on montait se trouvait au sud pour que celui qui l’emprunte se dirige vers l’est, étant donné que toutes les fois où l’on changeait de direction, on se tournait vers la droite. Or, lorsque tu places la rampe au sud, la personne qui l’emprunte se tourne sur sa droite, se dirigeant ainsi vers l’est.

[16]L’emplacementdubûcheravaitunetaillede vingt-quatre amoth sur vingt-quatre amoth. On appelle l’emplacement dédié au bûcher, l’espace où l’on pouvait procéder aux feux du bûcher se trouvant sur la plateforme de l’autel. Cet espace est délimité à l’intérieur de la ama dédiée au déplacement des Kohanim.
D’après la Guemara, dans le traité Pessa’him(177), notre verset est venu nous enseigner que les mesures sont prises à partir du centre de l’autel, soit douze amoth de chaque côté. Ce qui signifie, par conséquent, que la taille de l’emplacement dédié au bûcher est de vingt-quatre amoth sur vingt-quatre amoth – comme c’était le cas dans le deuxième Temple. Rachi cite un passage de la Michna du traité Midoth(178) exposant la largeur de l’autel, depuis le parallélépipède le plus bas, celui du yessod, jusqu’à l’emplacement dédié au bûcher. Cette largeur énoncée au sujet de la structure de l’autel dans le deuxième Temple, a été déduite de la structure de l’autel dans le troisième Temple, comme cela est expliqué dans notre verset (qu’on se reporte aux illustrations).

[17]Le niveau, quatorze de long – Le “niveau” mentionné dans notre verset fait référence à la plateforme de l’autel, comprenant le lieu dédié au déplacement des Kohanim et l’espace occupé par les ressauts. Sa taille totale est de vingt-huit amoth sur vingt- huit amoth. C’est pourquoi, calculée à partir du centre de l’autel, sa longueur est de quatorze amoth.
la limite l’entourant– Pour le Targum Yonathan, est appelé “la limite” le rebord de l’autel (dans le Targum, il est dit “guedanefa” et il se peut que son intention soit de désigner le bord de l’autel). D’après Rachi, il est question des ressauts de l’autel(179).
une demi-ama – Pour Rachi, il s’agit de chaque ressaut dont la taille est d’une ama sur une ama, et lorsqu’on prend cette mesure à partir du centre, elle est équivalente à une demi-ama.
et son renforcement, une ama – En vertu de ce que nous avons vu plus haut, le terme de “’héq” désigne la base de l’autel (le yessod), dont la largeur est d’une ama.
ses marches étant dirigées vers l’est– l’accès à la plateforme de l’autel se fait par la rampe qui se trouve au sud de l’autel. La raison en est donnée dans notre verset, à savoir que, pour se rendre sur le dessus de l’autel, on se dirige vers l’est (qadim).

(170) Tel est l’avis de Rachi et celui du Rambam dans son commentaire du traité Midoth, en ouverture du chapitre 3. On consultera toutefois le “Tsourath haBaïth” au début du §38, où l’auteur estime que la largeur du yessod est d’une ama de six tefa’him; c’est aussi l’opinion du Rachba dans son commentaire du traité Mena’hoth, p.97b.
(171) Sa taille était précisément de 31 amoth étant donné que sur sa face nordest, l’autel n’avait pas de yessod.
(172) Espèce minérale composée de sulfure de plomb.
(173) Qu’on se reporte au “Tsourath haBaïth”, au début du §39.
(174) Cela représente effectivement la même hauteur puisque, d’après Rachi, la hauteur du yessod est de deux amoth, celle du sovèv est donc de six amoth dans
les deux cas.
(175) On consultera le commentaire de Rachi sur le verset suivant.
(176) Au nom de la tradition.
(177) Page 59b.
(178) Chap.3, Michna 1.
(179) En accord avec l’opinion des Sages dans le traité Zeva’him, 62b.

Extrait du livre “Trésors du Troisième Temple”, du Rav Mena’hem Makover
Vous pouvez commander le livre depuis ce lien

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