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Que cherchait un juif il y a 3000 ans sur le Mont du Temple ? Tevet 5786 | Third Temple

Cette newsletter est dédiée à l'élévation de l'âme des soldats et des civils israéliens, et au retour immédiat des otages israéliens.

Image Tevet Mont du Temple

Quand la lumière entre en nous – commence la responsabilité

Bonjour mes amis, le mois de Tevet arrive juste après les lumières de Hanoucca. Dehors, il fait froid, les journées sont courtes et l'agitation des fêtes est derrière nous. Mais c'est précisément maintenant, quand il n’y a pas d'événements majeurs à l'extérieur, que notre fidélité intérieure est mise à l'épreuve.

Tevet est un mois de vérité et de constance. C'est le moment de nous interroger si notre nostalgie du Temple n'est qu'un simple « évènement passager » ou bien un engagement profond qui nous accompagne même dans la grisaille et la routine de l'hiver.

Des milliers d'années. Des millions de personnes. Une seule direction.

Partout dans le monde, le cœur juif se tourne toujours vers le même lieu : Jérusalem, le Mont du Temple et une pierre mystérieuse qui se trouve en son centre.

Il ne s'agit pas d'une pierre ordinaire. Selon la tradition, elle est le fondement du monde entier - le point de départ de toute chose d’où tout a commencé.

Venez découvrir l'histoire du Rocher de la Fondation !

Vidéo Rocher Fondation
Image symbolique Tevet

Actualités

Pendentif Menora plomb

Nouvelles du terrain : Une réminiscence vieille de 1 300 ans

La Menora qui se trouve sous terre même en ce mois de routine - l’histoire continue de nous parler. Dernièrement, une émouvante découverte a été mise au jour lors de fouilles dans l’angle sud-ouest du Mont du Temple : un pendentif rarissime en plomb orné du symbole de la Menora.

Selon les estimations, ce pendentif date de l’époque byzantine (VIe-VIIe siècle), période durant laquelle les juifs n’étaient pas autorisés à entrer dans la ville de Jérusalem. Dr Yuval Baruch, de l’Autorité des antiquités d’Israël, explique qu’il s’agit d’un « sceau personnel de mémoire et d’identité ».

Pourquoi cela est-il important justement aujourd'hui ?
Ce pendentif appartenait à un juif anonyme qui choisit de porter le Temple autour de son cou malgré les restrictions et la distance. Il n'attendit pas la reconstruction du Temple pour s'en souvenir ; il portait ce souvenir en lui à chaque instant. Tel est précisément l'essence même du mois de Tevet : maintenir un lien vivant, même lorsque les conditions alentour sont difficiles.

Photo : Eliyahu Yanai, Cité de David

Image Tevet clôture

Chaque mois apporte avec lui une lumière nouvelle à la Création. Chaque mois possède son essence spirituelle unique. La sagesse de la Kabbale enseigne que le processus de réparation de l’être humain s’inscrit dans le temps, et que c’est à travers le mouvement de l’homme dans le temps que cette réparation s’accomplit. Le temps fonctionne selon une dynamique cyclique. Dans le Séfer Yetsira, l’essence du mois de Tévet est liée à la qualité de la colère, et la lettre propre à ce mois est la lettre Ayin.

Comment distinguer alors entre une colère négative et une rigueur positive ? Entre une colère qui éloigne la sagesse et une colère qui naît de la sagesse ? Quelles sont les forces spirituelles qui agissent durant le mois de Tévet et comment pouvons-nous les utiliser pour notre développement spirituel ?

Le mois de Tévet marque le point culminant des difficultés du cycle annuel, là où la confrontation avec les épreuves et la routine atteint son intensité maximale.

Toutefois, la colère a elle aussi un rôle dans le monde. D’un côté, « celui qui se met en colère, sa sagesse s’éloigne de lui » (Pessa’him 66b) ; elle est le grand ennemi de l’âme, une caractéristique négative de l’agitation et de la fureur dans l’âme humaine. Mais d’un autre côté, le plus sage des hommes dit : « Car avec l’abondance de la sagesse vient l’abondance de la colère » (Ecclésiaste 1,18). Autrement dit, la sagesse permet la colère. La colère, comme toute mauvaise mesure, est une forme de force qu’il faut canaliser dans la bonne direction par la sagesse. Dans la réparation intérieure de la colère se cache notre plus grande réparation : la réparation de l’orgueil et du sentiment d’ego.

La colère juste est une révolte légitime contre les manques existant dans la réalité. Dans différentes sources (le Talmud, les Sages), lorsqu’on souhaite critiquer quelqu’un, on utilise souvent le terme de « rigueur » (hakpadah) plutôt que celui de colère. Il est certes nécessaire d’être exigeant lorsque les projets ne se réalisent pas. La colère juste est une critique constructive. La sagesse est une source de vie, et le choix nous appartient quant à l’orientation à donner à la balance, particulièrement durant ce mois. « La sagesse fait vivre ceux qui la possèdent » (Ecclésiaste 7,12).

La lettre Ayin symbolise l’organe de la vision. L’œil permet de focaliser le regard. Celui qui sait se mettre en colère au bon endroit et dans la juste mesure le fait à partir d’un regard positif. Si une personne est capable, au moment de sa colère, d’identifier précisément ce qui provoque son irritation — quel est le véritable manque qu’elle a perçu — alors il s’agit d’une colère positive, une colère qui provient d’un « beau regard ». Une telle colère permet également un traitement adéquat du problème. Elle ne se manifeste pas par une perte de contrôle, mais de manière mesurée, maîtrisée et efficace.

L’objectif est de savoir maîtriser la colère et de l’utiliser afin de faire progresser et d’améliorer la réalité.

Ce mois appelle une colère guidée par un regard bienveillant : une critique constructive qui permet à chacun de discerner ce qui doit être corrigé dans la réalité et de réfléchir aux moyens les plus justes et les plus efficaces pour y parvenir.

Tévet est le mois où l’action annuelle atteint son apogée. C’est le temps d’identifier sa place créatrice dans le monde et de canaliser la puissance de la colère vers une création pure. Orientée vers sa racine spirituelle, cette énergie devient un moteur de croissance et de transformation durable.

Ainsi, l’essentiel de notre réparation durant le mois de Tévet consiste à introduire le Saint Béni soit-Il en tout lieu, en toute chose, dans chaque détail de la réalité de nos vies. La lettre du Saint Béni soit-Il est la lettre Vav — la lettre de la connexion. Par la lettre Vav se révèle la force de relier les contraires : relier la bonté et la rigueur, relier l’âme divine à un corps matériel, et finalement se reconnecter à la racine. Il est écrit que tous les jugements sont adoucis à leur racine, que tous les manques s’adoucissent à leur racine. Lorsqu’une personne constate qu’elle est en colère, cela signifie qu’elle n’a pas introduit la lettre Vav à l’endroit approprié. La lettre Vav représente le pilier de la Torah ; si nous introduisons davantage de spiritualité durant ce mois, nous mériterons de voir le grand bien en toute chose, et le mois se transformera de Tévet en Tovot (bontés).

C’est pourquoi il est écrit dans les livres sacrés que la réparation de ce mois consiste à renforcer la vision spirituelle, à renforcer la capacité de voir le bien. Si nous avons suffisamment de discernement pour y introduire le Saint Béni soit-Il, la volonté divine, alors véritablement tout se transforme en bien.

Il est important de souligner que le 10 Tévet est un jour de jeûne, le jour où Nabuchodonosor commença le siège de Jérusalem, ce fut le point de départ, lequel conduisit finalement à la destruction du Temple, dont les conséquences se font sentir jusqu’à nos jours.

Le siège n’est pas seulement un mur physique, mais également un siège psychologique. Jérusalem se trouva isolée lorsque le lien entre la maison et le peuple commença à se rompre. Cela ne fut pas un cataclysme soudain, mais un « siège silencieux ».

Si le siège est la rupture du lien, le Tikun (la réparation) est la levée du siège psychologique. Nous n'attendons pas que le Temple descende du ciel pour renouer avec lui. Le Tikun commence par notre refus de nous habituer au « siège », par notre refus de reléguer le Temple au rang de simple souvenir historique derrière les murs du passé, et par notre volonté d'en faire un besoin vivant, vibrant et actuel, ici et maintenant.

Que, dans la paix, nous méritions ensemble de construire le Troisième Temple sur le Mont du Temple à Jérusalem.

(Selon les propos du Rabbin Hagay Lundin et le Rabbin David Agmon)

"Là où il n’y a point de vérité, il n’y a point de paix."
(Rabbi Nahman de Breslev)

Extrait du livre “Trésors du Troisième Temple”, du Rav Mena’hem Makover
Vous pouvez commander le livre depuis ce lien

Si nous le voulons, nous pouvons construire le 3ème Temple aujourd’hui.

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