Cette newsletter est dédiée à l'élévation de l'âme des soldats et des civils israéliens, et au retour immédiat des otages israéliens.
Comment un seul endroit à Jérusalem peut-il changer l’aspect de toute l'humanité ?
Qu'est-ce qui apporte une véritable joie, la paix et l'harmonie au monde ?
Vous trouverez les réponses surprenantes dans la vidéo :
La signification du nom « Mar-Hechvan »
Dans la Bible, ce mois est appelé « Yerakh Boul », tandis que le nom « Mar-Hechvan » provient de Babylone.
Les sages ont interprété le mot « Mar » de deux manières :
• D’un côté, « Mar » signifie amertume, en souvenir des événements douloureux qui se sont produits durant ce mois : le Déluge, la mort de nos matriarches Sarah et Rachel, et la division du royaume entre Juda et Israël.
• D’un autre côté, certains ont expliqué « Mar » dans le sens de grandeur ou d’importance, ou encore selon l’expression du Talmud « Marḥashine sefatav » – « ses lèvres murmurent encore », c’est-à-dire que même après la fin des jours du mois de Tichri, les lèvres de l’homme continuent de « murmurer » la prière et la Torah, nourries par l’élévation spirituelle des jours redoutables.
Selon cette explication, Hechvan est le mois où se prolonge le travail spirituel de Tichri, mais cette fois de manière silencieuse et intérieure.
Joie intérieure et allégresse extérieure
La bénédiction « Achèr bara », l’une des sept bénédictions récitées sous la houppa, contient douze expressions de joie, correspondant aux douze mois de l’année.
Ainsi, la première expression, « Sasson » (allégresse), correspond au mois de Tichri, et la deuxième, « Sim’ha » (joie), correspond au mois de Hechvan.
Il existe plusieurs degrés de joie :
• Sasson – la manifestation extérieure : émotions, chants, et expression visible de la joie.
• Sim’ha – un mouvement intérieur de l’âme, une sérénité du cœur et un sentiment d’accomplissement profond.
Durant le mois de Tichri, rempli de commandements pratiques, l’homme sert Dieu à travers des actes extérieurs : c’est le domaine du Sasson.
Mais le mois de Hechvan est destiné à intérioriser ces expériences. C’est un temps où la joie se tisse dans le cœur même, jusqu’à devenir un acquis de l’âme.
L’achèvement de la construction du Temple
Les Sages enseignent que la construction du Premier Temple s’est achevée au mois de Hechvan, mais que son inauguration fut repoussée à l’année suivante, au mois de Tichri, « le mois où naquit Abraham ».
Pourquoi ? L’achèvement de la construction du Temple représente le point de perfection de la Création. Il est donc naturel que l’inauguration ait lieu au moment le plus parfait, lorsque la joie atteint son comble de plénitude.
Abraham notre patriarche incarne cette perfection — une harmonie entre la foi intérieure et les actions extérieures.
Ce report enseigne un principe spirituel fondamental : la perfection authentique se réalise lorsque l’intériorité s’unit à l’action visible.
Le travail spirituel du mois – prolonger la lumière intérieure
Après l’élévation intense de Tichri, l’homme doit apprendre à transformer cette lumière en une manière de vivre durable.
Le mois de Hechvan ne comporte aucune fête, précisément pour que l’homme serve Dieu dans la routine quotidienne. C’est le travail de la joie silencieuse : intérioriser, assimiler et prolonger la sainteté dans la vie de tous les jours.
Ainsi, l’amertume de “Mar-Hechvan” se transforme en douceur d’une joie profonde dans le cœur.
(Selon les propos du Rabbin Zvi Ryzman)
« La lumière se répand sur les justes, et la joie sur les cœurs droits. »
(Psaume 97:11)