Dans la Parachat HaShavua, la Torah nous enjoint de ne pas ignorer un âne portant de lourdes charges, mais plutôt de venir en aide au propriétaire pour décharger ce fardeau.
Parallèlement, il existe une mitsva d'aider un Juif à charger son âne.
Toutefois, lorsqu'il faut choisir entre aider quelqu'un à décharger son fardeau ou assister un autre à le charger, la priorité revient à décharger l'âne . C'est simplement plus urgent, car l'âne souffre. Ultérieurement, il sera possible de charger la cargaison sur le deuxième âne.
A une exception près.
Le Talmud évoque une situation délicate où une personne que je n'apprécie vraiment pas a besoin d'aide pour charger son âne, tandis qu'à proximité se trouve un de mes bons amis nécessitant de l'aide pour décharger des colis. Bien que l'instinct naturel pousse à aider un ami, surtout lorsque décharger prend la priorité, dans ce cas précis, la loi est différente : je dois aider ceux que je n'aime pas. La Torah formule cette demande inhabituelle dans le but d'équilibrer nos instincts.
La Torah nous encourage à placer les valeurs au-dessus de notre ego, créant ainsi un bien authentique indépendant de nos humeurs du jour. Parfois, l'effort de ne pas éviter ce qui est difficile avec une personne que nous n'apprécions pas, mais plutôt de chercher à l'aider, peut transformer un ennemi en un véritable ami.
(Selon les propos du Rabbin Yoav Yossef Akrich)